Samedi 4 juillet 2009
      Bien!  Voilà à quoi ressemble la première partie de la partie pivotante du gouvernail new-look.  Un petit coté statues géantes de l'île de pâques... Une épaisseur de 4 mm de contre plaqué marine et deux épaisseurs pour la découpe intérieure. La même épaisseur que le corps de la dérive pivotante, montré ici présenté pour les tests de pivotement, justement!






     Et on va se trouver devant un problème: la dérive étant construite avec deux épaisseurs de 4 mm, une fois les pièces résinées, la dérive va coincer dans son logement, d'où l'idée de coller en plus une surépaisseur sur le corps de la tête de gouvernail, pour permettre une libre rotation de la dérive dans son logement.

     Ici, j'ai utilisé un reste de bois exotique "tranché", oui, vous avez bien lu, tranché, le genre de truc introuvable de nos jours et je profite du nombre important de mes lecteurs ( :-) ) assidus pour passer une annonce: si quelqu'un connaît encore l'adresse d'une entreprise qui fasse du bois "tranché" et non scié, je suis preneur!


     Puisqu'on en est à parler de la dérive, la nouvelle( à gauche sur la photo) a subi une cure d'amaigrissement par rapport au premier jet!  Il n'y a plus trois épaisseurs de 4 mm, mais deux, elle est moins large, une allure moins agressive aussi et j'ai gagné plus de 40% du poids. Et coté résistance, ça devrait suffire! La première pouvait servir sur un 420 à l'aise!  :-)

     Donc, mise sous presse de la tête de gouvernail...   on voit dépasser sur les bords la surépaisseur dû au rajout des lattes de 1,5 mm (on peut essayer avec des bouts de cageots, cela doit marcher aussi.)


Par Gepetto
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Vendredi 3 juillet 2009
     Et donc le boulot est censé aller plus vite!

      Donc, troisième essai de tentative expérimentale d'un hypothétique gouvernai à l'arrière de "Zaïtochi". Après les mises en garde de mes chers blogueurs, je me suis donc résolu à revenir dans une voie moins aventureuse et peut-être plus solide!  Donc la photo ci-dessous est une ébauche.



        la forme géométrique à quatre cotés (un trapèze?) sera la boite qui recevra la lame de bois de 8mm qui recevra le safran pivotant (un nouveau, parce que celui fait plus en avant dans le blog était fait avec trois lames et donc... trop lourd.) On s'en occupe demain! (hé oui, c'est les vacances :-) )

        J'ai donc pour le plaisir posé le premier bras sur le bateau, pour voir ce que çà donne, et je me suis aperçu d'une chose! Sur l'avant, pas de problème, la courbure du bras suit celle du pont....

 

      Alors que si on place le bras à l'arriére, comme le serait le deuxiéme, l'espace entre le pont et le bras est nettement plus important, vu que sur mon bateau, l'arriére de l'hiloire est plat. 





       Je me suis donc dis qu'il suffisait de recalculer la forme qu'aurait le bras à cette emplacement sur le moule... qu'il suffit donc de modifier pour pouvoir ajuster au mieux le deuxième bras...




        J'ai donc démonté trois cales au milieu du moule, ce qui va me permettre de les repositionner pour pouvoir ensuite serrer de manière que le deuxième bras, qui deviendra le bras arrière, soit plat au niveau du bateau! Je suis assez clair?  Bon, délignage du deuxième basting... çà, en revanche, c'est une vraie sinécure...



     Et voilà, une présentation sur le moule nouvelle version pour voir si tout va bien? Et dés que j'ai récupéré les serre-joints qui pressent la pièce de gouvernail, je met le deuxième bras sous presse! Pfffoouuu, fatiguant, les vacances!



 
     
Par Gepetto
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Jeudi 25 juin 2009
       Une fois démoulé et raboté sommairement, ça donne çà! Joli, non?

Par Gepetto
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Mercredi 24 juin 2009
     Prenez un basting de 4m de long par 10cm de large et 5 cm de haut. Sans noeud! Autrement, ça risque de casser au moulage. Ici, j'ai pas trouvé de pin ou de sapin ou d'épicéa ou de conifère sans noeud, alors ce sera du bois exotique! plus cher et ... plus lourd, mais sans noeud. Le red cedar aurait peut-être été plus léger, mais je me méfie de la résistance à l'effort. (si certains tentent la manoeuvre en Red Cédar, j'aimerais bien des commentaires en retour, pour comparer...)

     Vous passez le tout sur une scie de table, l'écartement de la lame réglé sur 5 cm et au bout de d'une heure d'efforts, vous obtenez ceci:



      Un fagot prêt à être encollé avec de la résine pour venir épouser le moule. Remarquer l'attrait soudain des serre-joints qui se rassemblent devant le bois  comme des papillons autour d'un réverbère... mais c'est pour plus tard.
A ce stade, il faut préparer aussi de quoi protéger le chantier, autrement c'est au burin ou au ciseau à bois qu'il faudra démouler le gâteau!

     J'ai opté pour plusieurs édition d'un journal local, c'est facile à trouver et c'est pas cher!




      Vient ensuite l'encollage. Une latte, une couche de résine, une latte, une couche de résine, etc. Je sais, c'est fastidieux, surtout quand on se dit que ce n'est que le premier! On peut mettre deux couches, une sur chaque face, mais j'ai chargé un peu la résine qui devient donc moins liquide, et quand on met sous presse, comme ça déborde, ça remplie les espaces...



      Et c'est la curée! Les serre-joints se jettent sauvagement sur le mille-feuille, l'enserrent, le triturent, le malaxent, le déforment, bref; le martyrisent.



     Quand la horde s'est regroupée devant la bête, on la reconnaît à peine tellement elle s'est tordue dans tous les sens!

    


       Voilà! Il n'y a plus qu'à laisser reposer deux ou trois jours avant de démouler!
Par Gepetto
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Dimanche 21 juin 2009
... Je vais pas faire comme çà pour le gouvernail! Les lecteurs assidus du blog (merci emmanuel et éric) m'ont fait comprendre que le système de fixation du gouvernail sur un seul point serait trop fragile. Bon, ben on va faire autrement, le temps de démonter ce qui a été fait et de repenser un nouveau système (ce qui revient en fait à revenir à la première idée!)

    ça veut pas dire que ça ne bossait pas, j'ai enduit de toile de verre et de résine les deux flotteurs! une couche d'époxy liquide et pure sur la coque, on étale ensuite la toile de verre qui va adhérer plus facilement sur le bois, puis on passe une deuxième couche au-dessus du tissu pour l'imprégner. Pendant l'opération, on a les mains dans les gants plein de résine, le nez dans le masque et il faut aller relativement  vite si on ne veux pas voir sa résine durcir avant d'avoir terminé sa coque. Par temps chaud, je préconise d'ailleurs de faire au fur et à mesure des petites quantités de 120 à 150 ml.

     Petit détail : je résinais peinard au soleil. Au début j'ai pas compris pourquoi des bulles se formaient sous le tissu de verre! je colmatais et elles revenaient 3 minutes après... énervant! avant de comprendre , enfin je crois, que sous l'effet de la chaleur du soleil, l'air dans le flotteur se dilatait et sortait sous pression! une pression faible, mais suffisante pour cloquer la stratification. Le phénomène s'est d'ailleurs arrêté de lui-même dés que je suis revenu sous le garage, à l'ombre!

      Un coup de ponçage fin et une autre couche d'époxy liquide le lendemain, les voilà prêts à recevoir la peinture (époxy, elle aussi :-) )

    Tout ça pour dire que j'ai pas eu le temps de prendre de photos de la stratification des flotteurs, je vous les montre terminés, enfin pour ce qui est de la surface mouillée! Mais si vous voulez des images de stratification à l'époxy, faite un tour sur le site d'Arwen Marine ( http://www.arwenmarine.fr/ ) , c'est parfaitement expliqué.



        
Par Gepetto
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