Prenez un basting de 4m de long par 10cm de large et 5 cm de haut. Sans noeud! Autrement, ça
risque de casser au moulage. Ici, j'ai pas trouvé de pin ou de sapin ou d'épicéa ou de conifère sans noeud, alors ce sera du bois exotique! plus cher et ... plus lourd, mais sans noeud. Le red
cedar aurait peut-être été plus léger, mais je me méfie de la résistance à l'effort. (si certains tentent la manoeuvre en Red Cédar, j'aimerais bien des commentaires en retour, pour
comparer...)
Vous passez le tout sur une scie de table, l'écartement de la lame réglé sur 5 cm et au bout de
d'une heure d'efforts, vous obtenez ceci:
Un fagot prêt à être encollé avec de la résine pour venir épouser le moule. Remarquer
l'attrait soudain des serre-joints qui se rassemblent devant le bois comme des papillons autour d'un réverbère... mais c'est pour plus tard.
A ce stade, il faut préparer aussi de quoi protéger le chantier, autrement c'est au burin ou au ciseau à bois qu'il faudra démouler le gâteau!
J'ai opté pour plusieurs édition d'un journal local, c'est facile à trouver et c'est pas
cher!
Vient ensuite l'encollage. Une latte, une couche de résine, une latte, une couche de
résine, etc. Je sais, c'est fastidieux, surtout quand on se dit que ce n'est que le premier! On peut mettre deux couches, une sur chaque face, mais j'ai chargé un peu la résine qui devient donc
moins liquide, et quand on met sous presse, comme ça déborde, ça remplie les espaces...
Et c'est la curée! Les serre-joints se jettent sauvagement sur le mille-feuille,
l'enserrent, le triturent, le malaxent, le déforment, bref; le martyrisent.
Quand la horde s'est regroupée devant la bête, on la reconnaît à peine tellement elle s'est
tordue dans tous les sens!
Voilà! Il n'y a plus qu'à laisser reposer deux ou trois jours avant de démouler!